Ils et elles participent au festival des cultures LGBT… Enzed Enix !

Ils et elles participent au festival des cultures LGBT… Enzed Enix !

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  • 29 janvier 2016
  • Rédaction

Présentez-vous en quelques mots…
J’ai préféré prendre un nom d’artiste Enzed Enix (NZNX). Mais je peux vous dévoiler mon prénom dans la vie civile : Nathalie. Pas très « porteur », on va dire, quand on dessine et on sculpte. J’ai étudié à l’IAV, l’école des Beaux-Arts d’Orléans. J’ai travaillé en architecture et muséographie, et depuis plus de 15 ans je me consacre entièrement au dessin et à la sculpture.

Votre travail, vos œuvres : pouvez-vous nous en dire plus sur votre démarche ?
Mon travail est proche de l’art urbain, un art qui bouge et qui colle bien avec notre époque. Il y a tellement de chemins à explorer dans ce style ! Et je parle d’un sujet qui compte pour moi, un combat qui m’est cher depuis toujours, le féminisme. Je représente des femmes qui souhaitent tout simplement être perçues comme des humains et qui ne sont pas stigmatisées par leur appartenance au genre féminin. La joie de vivre, la bonne humeur, c’est important aussi pour moi. D’où le titre de mon exposition : « Graines de bonheur ». Je pense qu’un point de vue doit être défendu avec humour, ça rend le discours nettement plus intéressant. Alors les femmes que je représente peuvent enfin faire des grimaces, être loin des canons de beauté, puis pouvoir se frôler, se toucher, s’embrasser, se mouvoir en toute liberté. Votre exposition se double de la réalisation d’œuvres « en temps réel » : c’est un défi.

Qu’attendez-vous du regard du public sur ce processus ?
Depuis longtemps je souhaite sortir de mon atelier pour aller à la rencontre du public, afin de partager et échanger. C’est pour moi la base des relations humaines. Présenter au public le processus de création devrait me permettre de mieux connaître leur ressenti. Le public peut en effet m’aider à approfondir ma recherche sur le pont qui existe entre l’Art et notre Moi intérieur. Le regard des autres ne peut que m’enrichir, et m’aider à approfondir cette question.

Qu’est-ce qui vous a plu dans le projet de Festival des cultures LGBT ?
Ce festival est sans nul doute le lieu idéal pour faire vivre mes sculptures et dessins. La meilleure façon de militer est pour moi de créer des espaces qui permettent les échanges. Les artistes qui s’engagent dans la défense des droits LGBT ont bien besoin de cette tribune. Et j’aimerais souligner que les militants qui mettent en place ce festival sont dans un combat actif et altruiste, ouvert vers l’extérieur. Je suis heureuse de les rencontrer et de faire partie de ce projet.

Faites-nous découvrir votre univers : une association, un/e artiste, une œuvre qui vous a marquée et que vous conseilleriez ?
J’aime beaucoup le travail de La P’tite Blan. Ses arguments sont percutants et ils sont exprimés avec humour. Le féminisme, comme tout combat, doit être défendu dans la bonne humeur, c’est de cette façon que le discours peut être entendu au mieux.